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CE QUE L'INCIDENT DE ROSWELL N'ETAIT PAS

Avant de discuter des résultats positifs que ces efforts ont révélés, il semble approprié d'éliminer les choses, comme l'indique l'information disponible à l'Armée de l'Air, que l'Incident de Roswell N'ETAIT PAS.

Un avion écrasé

De toutes les choses qui sont documentées par l'Armée de l'Air, les plus détaillées sont les accidents d'avion. En fait, les dossiers d'accidents aériens remontent aux premières années des vols militaires. Les rapports de sécurité sont disponibles pour tous les accidents qui ont impliqué de sérieux dommages, des blessures, la mort, ou une combinaison de ceux-ci. Ces dossiers incluent également les incidents impliquant des avions secrets ou expérimentaux. Les dossiers de l'USAF montrent qu'entre le 24 juin 1947 et le 28 juillet 1947, il y a eut cinq accidents au Nouveau-Mexique, impliquant les types suivants: A-26C, P-51N, C-82A, P-80A et PQ-14B; cependant, aucun d'eux n'eut lieu aux dates en question ni dans les régions de l'incident.

Une des tâches énoncées par le GAO était de vérifier comment l'Armée de l'Air (et les autres départements) s'occupait des "écrasement de ballons météo et autre incidents de cette nature." A cet égard, les efforts ont révélé qu'il n'y a aucun dossier de sécurité concernant les crashs de ballon météo (Ils finissent tous, tôt ou tard, par s'écraser); cependant, il y a des exceptions dans les cas, peu probable, où un tel incident causerait des blessures ou des dommages. Ce genre de dossiers ne sont gardés que cinq ans.

Un missile écrasé

Un missile errant ou écrasé, habituellement décrit comme un V-2 Allemand ou une variation de celui-ci, est parfois suggéré comme une explication possible pour les débris récupérés près de Roswell. Puisque que les essais étaient principalement exécutés à White Sands, tout près, et top secret à l'époque, il serait logique de supposer que le gouvernement, dans l'éventualité d'une défaillance d'un missile, agirait promptement et discrètement, surtout si l'incident se produisait sur un terrain privé. Dans les documents examinés par l'Armée de l'Air, il n'y avait rien qui suggère que ce fut le cas. Bien que la majorité des dossiers sur ces testes sont sous le contrôle de l'US Army, le sujet a été très bien documenté au fil des années dans des archives de l'Armée de l'Air. Aujourd'hui, il n'y a aucune raison de garder de telles informations classifiées. L'USAF n'a trouvé aucun indice, ni même une allusion, qu'un missile ait été impliqué dans cette affaire.

Un accident nucléaire

Une des possibilités envisagées était que ce qui est arrivé près de Roswell aurait put être relié aux armes nucléaires. C'était une supposition logique puisque, à cette époque, le 509ième Groupe de bombardement était la seule unité militaire, dans le monde, a avoir accès aux armes nucléaires. Là également, les dossiers examinés ne donnent aucune indication que c'était le cas. Un certain nombre de dossiers encore classifiés TOP SECRET et SECRET RESTRICTED DATA, traitant des armes nucléaires furent retrouvés dans le Federal Records Center de St. Louis, MO. Ces dossiers, qui concernaient le 509ième, ne décrivaient aucune activité qui pourrait avoir été mal interprétée pour devenir l'Incident de Roswell. D'ailleurs, tout enregistrement d'un incident nucléaire aurait été hérité par le Département de l'Énergie (DOE), et, s'il y en avait eu un, il est vraisemblable que le DOE l'aurait rendu publique lors des ses récents efforts de déclassification. Il n'y avait aucun dossier auxiliaire, au sein de l'Armée de l'Air, qui ne permette de croire en l'existence potentielle de tels dossiers au DOE.

Un engin extraterrestre

La recherche de l'Armée de l'Air n'a absolument rien trouvé qui indiquerait que ce qui est arrivé près de Roswell en 1947, impliquait un engin extraterrestre. Cela, bien sûr, est le coeur de toute cette affaire. Les personnes Pro-OVNIS qui obtiendront une copie de ce rapport, rendu à ce point-ci, commenceront probablement à penser que le cover-up est toujours en place. Néanmoins, la recherche n'indique absolument aucun indice D'AUCUNE SORTE qu'un astronef se serait écrasait près de Roswell ou que des occupants extraterrestres en aient été récupérés, dans le cadre d'une opération militaire secrète ou autrement. Cela ne signifie pas, cependant, que la toute nouvelle Armée de l'Air n'était pas préoccupée par les OVNIS. Cependant, dans ces temps-là, "OVNI" signifiait Objet Volant Non-Identifié. Cela ne signifiait pas, comme le terme a évolué jusqu'à aujourd'hui, vaisseau spatial extraterrestre. Les dossiers examinés par les chercheurs de l'Armée de l'Air ainsi que par les auteurs mentionnés plus hauts, indiquent que l'USAF était grandement préoccupé par l'incapacité d'identifier les objets volants inconnus rapportés dans l'espace aérien Américain. Tous les documents, cependant, indiquaient que le point de mire de cette préoccupation n'était pas les extraterrestres, hostiles ou pas, mais l'Union Soviétique. Beaucoup de documents de cette période parlent de la possibilité d'avion prototype secret Soviétique survolant les USA. Cela, bien sûr, était un souci majeur de la toute nouvelle USAF, qui devait justement protéger ces mêmes cieux.

La recherche ne révéla qu'un seul document officiel de l'AAF qui indiquait qu'il y avait eut quelque chose qui s'était passé qui concernait les OVNIS et Roswell en Juillet 1947. Il s'agit d'une petite section du Rapport Historique pour Juillet du 509ème Groupe de bombardement et l'AAF de Roswell qui énonçait: "LE BUREAU D'INFORMATION PUBLIQUE était assez occupé pendant le mois à répondre à des demandes de renseignements sur le "disque volant," qui fut rapporté être en possession du 509ième Groupe de bombardement. L'objet s'est avéré n'être qu'un ballon cible pour radar (inclus avec l'Annexe 11). En outre, cette historique montrait que le Commandant du 509ième, le Colonel Blanchard, parti en congé le 8 juillet 1947, ce qui serait assez inhabituel pour une personne apparemment impliquée dans la récupération de matériaux extraterrestres. (Les détracteurs disent que Blanchard a utilisé ce stratagème pour éluder la presse et se rendre sur la scène pour diriger les opérations de récupération). L'histoire et les rapports matinaux montrèrent aussi que les activités subséquentes, à Roswell, pendant le mois, étaient surtout banales et n'indiquait aucune activité inhabituelle de niveau haut, de dépense de main d'oeuvre, de ressources ou de sécurité.

Pareillement, les chercheurs n'ont trouvé aucune indication d'augmentation de l'activité nulle part ailleurs dans la hiérarchie militaire en Juillet 1947, dans les ordres ou la circulation des messages (incluant les messages classifiés). Il n'y avait pas d'indications ou d'avertissements, avis d'alertes, ou un plus haut tempo d'activités opérationnelles rapportées qui aurait, logiquement, été généré si un engin étranger, avec des intentions inconnues, était entré sur le territoire USA. Croire qu'une opération de ce haut niveau de sécurité pourrait être menée uniquement en comptant sur les télécommunications non codé ou par contact personnel sans créer quelque document que ce soit d'une telle activité étire certainement l'imagination de ceux qui ont servit dans l'armée et qui savent qu'une certaine quantité de paperasserie est nécessaire pour accomplir les tâches d'urgence, hautement classifiée, ou délicates.

Un exemple d'activité, parfois cité par les auteurs pro-OVNIS, qui démontre que quelque chose d'inhabituel s'est produit, c'est le voyage du Lt. Général Nathan Twining, Commandant de l'Air Materiel Command, au Nouveau-Mexique en juillet 1947. En réalité, les dossiers indiquent que Twining est allé au Cours de Commandants de Bombardier le 8 juillet, avec un certain nombre d'autres officiers généraux, et a demandé des ordres à ce sujet un mois plus tôt, le 5 juin 1947 (Annexe 14).

Il a aussi été suggéré que le Général Hoyt Vandenberg, Chef d'État-major à l'époque, ait dirigé les activités en ce qui concerne les événements de Roswell. Les rapports d'activité (Annexe 15), localisés dans les papiers personnels du Général Vandenberg, entreposés à la Bibliothèque de l'Assemblée, indiquaient que le 7 juillet, il était occupé avec un incident impliquant un "disque volant;" cependant cet incident-ci se passait à la base de Ellington Field au Texas et au Dépôt de Spokane à Washington. Après plusieurs discussions et avoir rassemblé l'information sur cet incident, celui-ci s'est révélé n'être qu'un canular. Il n'y a aucune mention similaire de sa participation ou de son intérêt personnel dans les événements de Roswell, sauf dans les journaux.

Les deux petits exemples ci-dessus indiquent que si un certain événement "pivot" dans l'histoire de l'humanité s'est produit à Roswell, les militaires Américains ont été nonchalants et ont traité cette affaire d'une façon très cavalière. Dans une telle hypothèse, l'armée aurait ordonné à des milliers de soldats et d'aviateurs, non seulement à Roswell mais à travers les USA, à agir nonchalamment, à simuler le train-train quotidien, et à ne générer absolument aucun document qui pourrait amener le soupçon, en même temps que de prévoir que dans quelques vingt ans les gens auraient un grand accès aux documents militaires grâce à la Loi d'Accès à l'Information (FOIA). Les dossiers n'indiquent pas cela (si cette hypothèse est vraie, le système de sécurité employé était si efficace et si étanche que personne, aux USA ou ailleurs, n'a été capable de le copier. Si un tel système avait été en place, il aurait certainement été employé pour protéger nos secrets atomiques des Soviétiques, ce que l'histoire nous dément). Les dossiers examinés confirment qu'aucun système de sécurité aussi sophistiquée qu'efficace n'a existé.

CE QUE L'INCIDENT DE ROSWELL ETAIT

Comme nous en avons parlé auparavant, ce qui a été rapporté, à l'origine, c'est la récupération d'un genre de ballon, habituellement décrit comme un "ballon météo," bien que la majorité des débris qui furent finalement présentés par le Général Ramey et le Major Marcel dans les célèbres photos (Annexe 16) à Ft. Worth, était une cible radar qu'on suspendait normalement à des ballons. Cette cible radar, nous y reviendrons, était certainement sur la même veine que la description, dans un article de journal du 9 juillet, de "feuilles d'aluminium, de papier, de rubans et de bâtons." En outre, cette description du "disque volant" est en accord avec un document régulièrement utilisé par la plupart des auteurs pro-OVNIS pour indiquer une conspiration en cour -- le télégramme du bureau du FBI, à Dallas, daté du 8 juillet 1947. Voici quelques citations du document: "...Le disque est hexagonal et était suspendu à un ballon par un câble, le ballon avait approximativement vingt pieds de diamètre. ...l'objet trouvé ressemble à un ballon météo haute altitude avec un réflecteur radar. ...le disque et ballon sont transporté..."

Parallèlement, lors de notre revue de la littérature populaire, un des documents examiné était un papier intitulé "The Roswell Events" rédigé par Fred Whiting, et parrainé par le Fund for UFO Research(FUFOR). Bien qu'il n'était pas dans nos intentions originales de commenter les interprétations et les suppositions des auteurs commerciaux sur ce que d'autres personnes auraient dit, ce document était différent parce qu'il contenait des copies d'affidavits d'un certain nombre de personnes qui disaient avoir une certaine connaissance de l'événement de Roswell. Bien que plusieurs de ces personnes ont exprimé leurs opinions qu'ils pensaient que ces débris étaient d'origine extraterrestre, un nombre d'entre eux ont décrit les matériaux de telle sorte qu'on pourrait croire qu'il s'agit des débris d'un ballon. Ceux-ci incluaient:

Jesse A. Marcel, Docteur (fils du défunt Major Jesse Marcel; âgé de 11 ans à l'époque). Affidavit daté du 6 mai 1991.

"... Il y avait trois catégories de débris: une épaisse substance de ce qui ressemblait à du papier métallique gris; un fragile matériau, comme du plastique (Bakélite) noir; et il y avait des fragments de ce qui semblaient être des poutres en I. Sur la surface intérieure des poutres, on pouvait y voir une sorte d'écriture. Cette écriture était d'un mauve-violet, et il avait une apparence estampée. Les caractères étaient composés de formes géométriques, courbées. Il n'avait aucune ressemblance au russe, japonais ou tout autre langue étrangère. Ca ressemblait à des hiéroglyphes, mais il n'y avait aucun caractère en forme d'animal..."

Loretta Proctor (alors voisin du rancher W.W. Brazel). Affidavit daté du 5 mai 1991.

"... Brazel vint à mon ranch et montra à mon époux et à moi un morceau de matière qu'il disait venir d'un gros tas de débris sur la propriété qu'il gérait. Le morceau qu'il avait amené était brun, similaire à du plastique... Mac nous a dit que le reste des débris, sur la propriété, ressemblait à des feuilles d'aluminium. Il était très flexible et ne s'écrasait pas ni ne brûlait. Il y avait aussi quelque chose qu'il décrivait comme du ruban qui avait un imprimé. La couleur de l'impression était une sorte de violet..."

Bessie Brazel Schreiber (fille de W.W. Brazel; âgée de 14 ans au moment de l'incident). Affidavit daté du 22 septembre 1993.

"... Les décombres avaient l'air des morceaux d'un grand ballon qui avait éclaté. Les morceaux étaient petits, le plus grand que je me rappelle devait être du diamètre d'un ballon de basket. La plupart de ceux-ci étaient comme une feuille d'aluminium doublé d'un enduit caoutchouté. Les deux côtés étaient gris argent, le côté feuille d'aluminium plus argenté que le côté caoutchouc. Les bâtons, comme ceux d'un cerf-volant, étaient attachés à certains morceaux avec un ruban blanchâtre. Le ruban avait deux ou trois pouces de large et avait un dessin de fleurs. Les "fleurs" étaient pâles, de couleurs pastel, et me faisaient penser aux tableaux Japonais dans lesquels les fleurs ne sont pas tout à fait reliées. Je ne me rappelle pas d'aucun autre types de matière ou marques, ni d'avoir vu des marques dans le sol ou tout autre signe que quelque chose avait durement frappé le sol. La feuille d'aluminium caoutchouteuse ne pouvait pas être déchirée comme une feuille d'aluminium ordinaire..."

Sally Strickland Tadolini (voisine de WW Brazel; âgée de neuf ans en 1947). Affidavit daté du 27 Septembre 1993.

"...Ce que Bill nous a montré était un morceau de ce que je pense toujours être du tissu. C'était quelque chose comme une feuille d'aluminium, quelque chose comme du satin, quelque chose comme, et bien, -- du cuir tanné de par sa dureté, mais pas précisément comme aucun de ces matériaux. ...Cela avait à peu près l'épaisseur d'un très fin gant de cuir et un argenté terne gris métallique, un côté légèrement plus sombre que l'autre. Je ne me rappelle pas qu'il y ait eu le moindre dessin ou gravure dessus..."

Robert R. Porter (Ingénieur de vol d'un B-29 posté à Roswell en 1947). Affidavit daté du 7 juin 1991. "... A cette occasion, j'étais membre de l'équipage qui transportait les débris de ce qu'on nous a dit être une soucoupe volante à Fort Worth. Les passagers incluaient... et le Major Jesse Marcel. Le Capitaine William E. Anderson a dit que c'était d'une soucoupe volante. A notre arrivée, les matériaux ont été transférée dans un B-25. On m'a dit qu'ils allaient à Wright Field à Dayton, Ohio. J'ai été impliqué dans le chargeant des matériaux, qui étaient en paquets emballés avec du papier d'emballage, dans le B-29. Un des morceaux était en triangle de près 2 1/2 pieds de large. Le reste était de petits paquets, de la taille d'une boîte à chaussure. Le papier brun était retenu avec du ruban. La matière était extrêmement légère. Quand je l'ai pris, c'était comme prendre un paquet vide. Nous avons chargé le paquet en triangle et trois paquets de la grosseur d'une boîte à chaussure dans l'avion. Tous ces paquets auraient facilement pu être transporté dans la malle arrière d'une voiture. ... Quand nous sommes revenu de déjeuner, ils nous ont dit qu'ils avaient transféré le tout dans un B-25. Ils nous ont dit que c'était un ballon météo, mais je suis certain c'en était pas un..."

En plus des personnes ci-dessus, encore vivante, qui prétendent avoir vu ou examiné les matériaux retrouvé sur le Ranch de Brazel, il y a une personne supplémentaire qui est universellement reconnue pour avoir été impliquée dans cette récupération, Sheridan Cavitt, Lieutenant Colonel, USAF, (à la retraite). Cavitt est mentionné par tous les auteurs d'avoir accompagné le Major Marcel au ranch pour récupérer les débris, parfois avec son subordonné au Corps de Contre Espionnage(CIC), William Rickett, qui, comme Marcel, est décédé. Bien qu'il ne paraît pas être contesté que ce Cavitt était impliqué, il y a d'autres prétentions à son sujet dans la littérature populaire. Il est parfois dépeint comme un conspirateur silencieux (voire même sinistre) qui, très tôt dans cette affaire, empêcha le "secret de Roswell" d'être connu. On lui prête aussi d'avoir écrit un rapport de l'incident qui n'a jamais été retrouvé.

Puisque le Lieutenant Colonel Cavitt était un témoin direct, et était encore vivant, il fut décidé de l'interviewer et d'obtenir de lui un témoignage signée sur sa version des événements. Antérieurement à l'entrevue, le Secrétaire de l'Armée de l'Air lui donna une autorisation écrite pour discuter d'information classifiée avec l'interviewer, le libérant de tout serment de sécurité qu'il a prit. Ensuite, Cavitt a été interviewé le 24 mai 1994, à son appartement. Cavitt a fournit un témoignage assermenté et signé (Annexe 17) de ses souvenirs de cette affaire. Il a aussi consentit à ce que l'entrevue soit enregistrée. Une transcription de cet enregistrement est en Annexe 18. Dans cette entrevue, Cavitt conta qu'il avait été contacté à plusieurs occasions par des ufologues et avait volontairement parlé avec beaucoup d'entre eux; cependant, il sentait qu'il avait souvent été mal cité ou ses commentaires pris hors contexte si bien que leur vraie signification était changé. Il a clairement dit que la matière qu'il a récupérée consistait en un genre de feuille d'aluminium, et des bâtons comme du bambou. Il a alors pensé, et continu de le faire aujourd'hui, que ce qu'il a trouvé était un ballon météo et l'a dit aux autres chercheurs privés. Il se rappelait aussi avoir trouvé une petite "boîte noire," qu'il a alors pensé être une radiosonde. Le Lieutenant Colonel Cavitt examina la célèbre photo Ramey/Marcel (Annexe 16) des débris prise à Ft. Worth (souvent soutenu par des ufologues d'avoir été changée pour les restes d'un ballon météo) et il les trouva semblable à celles qu'il avait récupéré sur le ranch. Le Lieutenant Colonel Cavitt ajouta qu'il n'avait jamais prêté serment ou signé d'accord de ne pas parler de cet incident et n'a jamais été menacé par qui que ce soit du gouvernement à ce sujet. Il ne savait même pas que cet "incident" était inhabituel jusqu'à ce qu'il soit interviewé au début des années 80.

Parallèlement, Irving Newton, Major, USAF, (à la retraite) fut retrouvé et interviewé. Newton était l'officier affecté à la météo à Fort Worth, en devoir quand les débris de Roswell furent envoyé là, en juillet 1947. On lui a dit qu'il devait se rendre au bureau du Général Ramey pour examiner les matériaux. Dans un témoignage assermenté et signée (Annexe 30), Newton disait que "... Je suis entré dans le bureau du Général où cette soucoupe volante était censée répandu sur le plancher. Aussitôt que je l'ai vu, j'ai gloussé et ai demandé si c'était la soucoupe volante... Je leur ai dit que c'était un ballon et une cible RAWIN..." Newton déclara aussi que "... tandis que j'examinais les débris, le Major Marcel prenait des morceaux de bâtons de la cible et essayait de me convaincre que les notations sur les bâtons étaient des écritures extraterrestres. Il y avait des caractères sur les bâtons, couleur lavande ou rose, pâli par les intempéries, sans rime ni raison (sic). Il ne m'a pas convaincu que c'était une écriture extraterrestre ". Newton concluait son témoignage en disant que "... au cour des années j'ai été interviewé par beaucoup d'auteurs, j'ai été cité et mal cité. Les faits demeurent tel que décrit plus haut. Je n'étais pas influencé lors de ces entrevues, ni aujourd'hui, à dire quoi que ce soit d'autre que ce que je sais être la vérité: la matière que j'ai vue dans le bureau du Général Ramey était les restes d'un ballon et une cible RAWIN." Recherche de Ballon

La tâche originale du GAO énonçait que la recherche d'information incluait les "ballons météos." L'analyse des rapports de sécurité à propos des ballons est déjà fait, cependant les efforts du SAF/AAZ portaient aussi sur les dossiers historiques impliquant des ballons, puisque, entre autres, c'était ce que l'AAF avait déclaré avoir trouvé et récupéré en 1947.

Le 28 février 1994, l'équipe de recherche du AAZD a trouvé des références à des essais de ballon, qui auraient eu lieu à la base de Alamogordo (maintenant Holloman AFB) et White Sands pendant les mois de juin et juillet 1947, à "niveau fixe" et Watson Laboratories/Université de New-York (NYU) qui employait "... des dispositifs météorologiques ... pour tenter de détecter les vagues de choc générées par des explosions nucléaires Soviétiques" -- un indice d'un possible cover-up en rapport avec le projet de ballon du NYU. Par la suite, un mémorandum de 1946 du HQ AMC fut retrouvé, décrivant un projet de ballon à altitude fixe et précisant que les données scientifiques devaient être classifiées TOP SECRET avec la Priorité 1A. Il s'agissait du Projet Mogul (Annexe 19).

Le projet Mogul était alors un programme délicat et classifié, dont le but était de déterminer l'état de la recherche nucléaire Soviétique. C'était le début de la Guerre Froide et le gouvernement US était grandement préoccupé par le développement de l'armement nucléaire Soviétiques. Étant donné que les frontières de l'Union Soviétique étaient fermées, le gouvernement Américain cherchait à développer une gamme d'appareil de détection d'explosion nucléaire. Un système à long rayon d'action, accroché à des ballons, détectant les basses fréquences acoustiques avait été proposé au Général Spaatz en 1945 par le Dr. Maurice Ewing de l'Université de Columbia comme une solution potentielle (les vagues de pression atmosphérique à basses fréquences étaient déjà étudiées en 1900).

Lors de la recherche dans cette affaire, le personnel du AAZD retrouvèrent les rapports et papiers de l'étude originale du projet du NYU. Leurs efforts révélèrent aussi que certains individus, impliqués dans le Projet Mogul, étaient encore vivant. Parmi eux, il y avait le Directeur du projet au NYU, le Dr. Athelstan F. Spilhaus, l'ingénieur du projet, le Professeur Charles B. Moore, et le militaire chargé du projet, le Colonel Albert C. Trakowski.

Ces personnes furent interviewées et signèrent leur témoignage assermenté. Une copie de ces affidavits est en Annexe 20 à 22. De plus, les transcriptions de l'entrevue avec Moore et avec Trakowski sont incluses (défaillance d'équipement pendant l'entrevue de Spilhaus) (Annexe 23 à 24). Ces entrevues confirmèrent que ce projet Mogul était un programme délicat et fortement compartimenté. Le groupe au NYU était responsable du développement de ballons à altitude fixe (dans le "conduit" acoustique) et de la télémétrie des équipements transportés, tandis qu'un groupe de Columbia devait développer les détecteurs acoustiques. Le docteur Spilhaus, le professeur Moore, et quelques membres du groupe étaient au courant du but réel du projet, mais ils n'en connaissaient pas le nom. Ils opéraient une recherche scientifique ordinaire sous le couvert "d'une recherche non classifiée sur les ballons météorologiques." Les nouveaux employés n'étaient pas informé du caractère spécial ou classifié de leur travail; on leur disait seulement que leur travail avait affaire avec de l'équipement météorologique.

Une équipe de préparation, dirigée par Albert P. Crary, précédait le groupe du NYU à Alamogordo AAF, Nouveau-Mexique, installant les détecteurs au sol et obtenant les accommodations pour le groupe du NYU. À leur arrivée, le professeur Moore et son équipe expérimentèrent avec diverses configurations de ballons en Néoprène, le développement de "trains" de ballons (voir l'illustration, Annexe 25), les systèmes de ballast automatiques, et l'emploi de bouées audio de la marine (les détecteurs acoustiques du Watson Lab n'étant pas encore arrivé). Ils lancèrent aussi ce qu'ils appelaient des "vols de service." Ces "vols de service" n'étaient pas notés, ni pleinement inscrit, dans les Rapports Techniques publiés par la suite du contrat entre le NYU et le Watson Laboratories. Selon le professeur Moore, les "vols de service" étaient composés de ballons, de cibles radar et d'instrumentations conçus spécifiquement pour tester des détecteurs acoustiques (les bouées de marine et, plus tard, les dispositifs du Watson Laboratories). L'instrumentation aéroportée était remplaçable et certains ne portaient même pas une étiquette "RECOMPENSE" ou "RETOURNER A ..." parce qu'il ne devait y avoir aucune association possible entre ces vols et les vols dûment notés d'altitude constante qui, eux, étaient pleinement reconnus. Les vols de ballon du NYU étaient numérotés séquentiellement dans le rapport (i.e., A, B, 1, 5, 6, 7, 8, 10...) mais des vols étaient manquants, tel que les vols 2 à 4 et le vol 9. L'entrevue avec le professeur Moore révéla que ces écarts étaient les "vols de service" non répertorié.

Le professeur Moore, l'ingénieur principal du projet, donna beaucoup d'information détaillée concernant les efforts de son équipe. Il se rappelait que les cibles radar étaient utilisées pour suivre les ballons parce qu'ils n'avaient pas tout l'équipement nécessaire lorsqu'ils sont arrivés au Nouveau-Mexique. Une partie des premières cibles radar étaient fabriquées par une entreprise de jouets. Ces cibles étaient faites de feuille d'aluminium doublé de papier, de poutres en balsa enduites dans une sorte de colle pour améliorer la durabilité, du ruban renforcé avec de l'acétate ou du tissus, de la ficelle de Nylon d'un seul brin ou tressé, tourillons et oeillets en cuivre pour former un réflecteur a multiple facettes assez similaire à un cerf-volant en forme de boîte (voir photos, Annexe 26). Certaines de ces cibles étaient aussi assemblées avec un ruban mauve-rose avec des imprimés de symboles (voir le dessin de Moore, Annexe 21).

Selon le sommaire du journal (Annexe 27) du groupe du NYU, les vol A à 7 (20 novembre 1946 au 2 juillet 1947) étaient faits de ballon météo en Néoprène (les autres étant composé de ballon en polyéthylène). Le professeur Moore disait que le Néoprène était susceptible à la dégradation à la lumière du soleil, changeant d'un blanc laiteux à un brun sombre. Il a expliqué avoir trouvé les restes d'un train de ballon, avec réflecteurs et instruments, qui s'était posé dans le désert: le Néoprène s'était rompu et déchiqueté et "il ressemblait à des flocons gris foncés ou noirs, comme de la cendre, après seulement quelques jours d'exposition au soleil. Les plastifiants et les antioxydants dans le Néoprène émettaient une odeur âcre bizarre et les débris du ballon et de la cible radar étaient éparpillés au sol, dépendant des vents de surface ". Après avoir examiné les photos du journal local de la conférence de presse du Général Ramey, en 1947, et les descriptions, dans les livres, des individus qui auraient manié les débris récupérés sur le ranch, le professeur Moore a émit l'opinion que c'était vraisemblablement les restes déchiquetés d'un train de ballon multi-néoprene avec de multiple réflecteurs radar. Les matériaux et la "boîte noire," décrit par Cavitt, était, selon l'opinion scientifique de Moore, probablement du vol 4, un "vol de service" qui incluait un cylindre métallique contenant une bouée et une partie de l'équipement météo installé dans une boîte, différente des boîtes de radiosonde météo en carton. En outre, une copie du journal professionnel entretenue alors par A.P. Crary, fourni à l'Armée de l'Air par sa veuve, montre que ce vol 4 fut lancé le 4 juin 1947, et ne fut jamais récupéré par le groupe du NYU. Il est très probable que ce train de ballon TOP SECRET (vol 4), fait de composantes non classifiés, soit venu se poser quelques miles au nord-ouest de Roswell, NM, se déchiquetant dans les vents de surface et, ultimement, trouvé par le rancher, Brazel, dix jours plus tard. Cette possibilité est soutenue par les observations du Lieutenant Colonel Cavitt (Annexe 17 et 18), le seul témoin oculaire vivant du champ de débris et des matériaux retrouvés. Le Lieutenant Colonel Cavitt a décrit une petite superficie de débris qui ressemblaient "à des bâtons de bambou carré de ¼ à ½ pouce de côté, très léger, ainsi qu'une sorte de matière réflective, métallique, qui était aussi très légère... je me rappelle avoir reconnu là un ballon météo."

Concernant l'annonce initiale, "La RAAF Captures un Disque Volant," les recherches pour trouver un document qui expliquerait les raison de ce communiqué ont échoué. Cependant, le 10 juillet 1947, à la suite de la conférence de presse de Ramey, le Alamogordo News publiait un article, avec des photos, montrant de multiple cibles et ballons au même emplacement que les opérations du groupe du NYU à Alamogordo AAF. Le professeur Moore a été surprit de voir ça puisqu' ils étaient le seul groupe d'essai de ballon dans la région. Il ajouta: "Il semble qu'il y avait un certain type de cover-up pour protéger notre travail sur le projet Mogul." Bien que l'Armée de l'Air n'a pas trouvé d'évidence que le Général Ramey fut ordonné d'utiliser l'explication d'un ballon météo dans sa conférence de presse, il se peut qu'il la fait parce qu'il était soit au courant du projet Mogul et qu'il voulait détourner l'attention, soit parce qu'il avait la certitude que c'était un ballon météo, après l'identification positive de Irving Newton, météorologue. Dans un cas comme dans l'autre, les matières récupérées par l'AAF en juillet 1947 n'étaient pas associable à quoi que ce soit de spécial (seulement le but était spécial) et les débris récupérés, eux-mêmes, étaient non classifiés. En outre, la presse perdit son intérêt sur cette affaire aussi rapidement qu'ils l'avaient gagné. De là, il n'y a aucun intérêt particulier à documenter davantage ce qui devint rapidement un "non-événement."

L'entrevue avec le Colonel Trakowski (Annexe 23 et 24) s'est révélée rempli d'information intéressante. Trakowski nous a fourni des détails spécifiques sur le projet Mogul et nous a décri comment la sécurité, pour ce programme, était organisée, puisqu'il était, à l'époque, l'officier en charge de la sécurité TOP SECRET pour le programme. Il nous a raconté que plusieurs des cibles radar produites à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale étaient fabriquées par des entreprises de jouet en utilisant un ruban mauve-rose ayant des symboles de coeurs et de fleurs. Trakowski nous parla également d'une conversation qu'il avait eue avec son ami et supérieur, le Colonel Marcellus Duffy, en juillet 1947. Duffy avait donné la charge de la sécurité du projet Mogul à Trakowski avant qu'il ne soit muté à Wright Field. Il racontait que "... le Colonel Duffy m'a appelé de Wright Field Domaine et m'a conté une histoire selon laquelle il avait été réveillé au milieu de la nuit, ou quelque chose comme ça, pour lui montrer une poignée de débris et pour qu'il les identifie. ... Il a juste dit "ça ressemble à l'attirail que vous lancez à Alamogordo" et il l'a décrit, et j'ai répondu "Oui, je pense que c'est ça ". Le Colonel Duffy connaissait certainement les cibles radar, les radiosondes, les ballons et les dispositifs météo. Il était intimement familier avec tous ces appareils."

Des tentatives ont été faites pour retrouver le Colonel Duffy mais il est confirmé qu'il est mort. Sa veuve nous a expliqué que, bien qu'il avait amassé une grande quantité de papiers personnels, relativement à ses activités dans l'Armée de l'Air, elle s'était récemment débarrassé de tout ça. Pareillement, nous avons appris que A.P. Crary est aussi décédé; cependant son épouse avait gardé plusieurs de ses papiers, du temps des essais de ballon, incluant son journal professionnel de la période en la question. Elle a fourni aux chercheurs de l'Armée de l'Air ces papiers. Il en est discuté dans de plus amples détails en Annexe 32. En général, il a aidé à remplir des trous dans l'histoire de Mogul.

Pendant que l'Armée de l'Air menait cette recherche, il fut découvert que plusieurs autres avaient aussi découvert la possibilité que l'Incident de Roswell puisse être la récupération d'un ballon du projet Mogul. Ces personnes incluaient le Professeur Charles B. Moore, Robert Todd, et par hasard, Karl Pflock, un chercheur qui est marié à un membre du personnel du Député Schiff. Certaines de ces personnes ont fournit des suggestions sur les endroits où la documentation pourrait être située dans divers archives, histoires et bibliothèques. Un examen des demandes d'information sous la FOIA révéla que Robert Todd, particulièrement, était au courant du projet Mogul depuis plusieurs années et avait fait preuve de persistance pour obtenir de l'Armée de l'Air, par le FOIA, une grande quantité d'information le concernant, bien avant que les chercheurs du AAZD n'en viennent à cette même possibilité.

Plus intéressant encore, au moment d'écrire ce rapport, Pflock publiait son propre rapport sur cette affaire sous les auspices du FUFOR, intitulé "Roswell in Perspective" (1994). Sa recherche amena Pflock à conclure que le débris retrouvé sur le ranch de Brazel, rapporté initialement comme étant un "disque volant" était probablement les débris d'un ballon Mogul; cependant, il y avait un incident simultané, pas loin, où un engin extraterrestre se serait écrasé et que l'AAF aurait ensuite récupéré trois corps extraterrestres. La recherche de l'Armée de l'Air n'a pas trouvé d'information qui viendrait corroborer que cette coïncidence incroyable soit survenue.

Dans le but de fournir une description plus détaillée du projet Mogul et des raisons qui portent à croire qu'il est directement responsable de l'Incident de Roswell, l'un des chercheurs du SAF/AAZD a préparé une description plus détaillée sur ce projet de ballon qui est joint à ce rapport comme Annexe 32.

Autre Recherche

Dans le but de trouver de l'information supplémentaire qui pourrait aider à expliquer cette affaire, un nombre d'autres avenues ont été explorées. En premier, l'assistance des divers musées et autres archives fut demandée (Annexe 28) pour obtenir de l'information et/ou exemples des cibles radar et des ballons employés lors du projet Mogul et pour les comparer aux diverses descriptions de débris et matériaux récupéré. Les plans pour le "Pilot Balloon Target ML307C/AP Assembly" (la cible radar) fut retrouvés au Army Signal Corps Museum de Fort Monmouth. Une copie est jointe en Annexe 29. Ce plan fournit les spécifications pour les feuilles d'aluminium, rubans, bois, oeillets, et ficelles utilisé et les instructions d'assemblage. Un dispositif réel fut aussi obtenu pour examen grâce à l'aide du professeur Moore. (L'exemple datait de 1953, un modèle C. En 1947, le modèle B était utilisé. Le professeur Moore nous a affirmé que les différences étaient mineurs). Un examen de ce dispositif révéla qu'il est fait de simples feuilles d'aluminium sur du papier plus résistant, attachées à des bâtons de balsa, avec du ruban, de la colle et de la ficelle. Une fois ouvert, le dispositif paraît comme dépeint dans l'Annexe 31 (photo contemporaine) et l'Annexe 25 (photo de 1947, dans un "train de ballon"). Lorsqu'il est plié, le dispositif est une série de triangles, le plus grand ayant quatre pieds par deux pieds dix pouces. Le plus petit triangle faisant deux pieds par deux pieds dix pouces. (Comparez avec des descriptions fourni par le Lieutenant Colonel Cavitt et d'autres, ainsi que les photos des débris).

En outre, les chercheurs ont obtenu, des Archives de l'Université de Texas-Arlington (UTA), un ensemble de photos originales (i.e. première génération) prises par le Fort Worth Star-Telegram, qui montraient Ramey et Marcel avec les débris. Un examen méticuleux de ces photos (et des négatifs également obtenu de UTA) a révélé plusieurs observations intéressantes. Premièrement, bien que, dans certaine des littératures cité plus haut, Marcel prétendait qu'on avait prit sa photo avec les "vrais" débris de l'OVNI et qu'on avait ensuite remplacé ceux-ci par les débris d'un ballon météo, une comparaison montre que les débris dans les photos de Marcel et Ramey sont les mêmes. Les photos montrent aussi que cette matière était étalée sur ce qui semble être un genre de papier d'emballage (en accord avec le témoignage de Porter). Il fut aussi noté que dans deux photos, Ramey avait un morceau de papier dans sa main. Dans l'un, il était plié si bien qu'on ne voyait rien. Dans l'autre cependant, il semble y avoir du texte imprimé sur le papier. Dans l'espoir de lire ce texte et pouvoir déterminer si on y trouverait des indices pour localiser des documents relatif à cette affaire, la photo a été envoyée à une organisation de niveau nationale pour être digitalisée et analysée et interprétée. On a aussi demandé à cette organisation de scruter les photos digitalisées pour tenter de trouver le ruban fleuri (ou "hiéroglyphes," dépendant du point de vue) qui étaient réputés être visible par certaines personnes qui ont observé les débris avant qu'ils n'arrivent à Fort Worth. Cette organisation nous a informé, le 20 juillet 1994, que même après les avoir digitalisé, les photos n'étaient pas de qualité suffisante pour voir l'un ou l'autre des détails recherchées pour l'analyse. Cette organisation avait été capable de donner les dimensions des "bâtons" visibles dans les débris après qu'on lui ait confirmé, à la suite d'une entrevue avec le photographe, la sorte de caméra utilisée. Les résultats de ce procédé sont fournis dans l'Annexe 33, avec un diagramme de référence et la photo utilisée. Toutes ces mesures sont compatibles avec les matériaux en bois employés dans les cibles radar.

CONCLUSION

La recherche de l'Armée de l'Air n'a pas retrouvé d'information qui indiquerait que l'Incident de Roswell était un événement OVNI. Toutes les sources officielles disponibles, bien qu'elles ne parlent pas directement de Roswell, indiquent que la cause la plus vraisemblable des débris récupérés sur le ranch de Brazel était un des trains de ballon du projet Mogul. Bien que ce projet était alors TOP SECRET, il n'y a aucune indication spécifique qui démontrerait qu'une histoire planifiée à l'avance avait été élaborée pour couvrir un événement tel que celui qui est arrivé. Il semble que l'identification des débris à un dispositif de ballon météo, comme ce fut rapporté dans les journaux de l'époque, était basé sur le fait qu'il n'y avait aucune différence physique dans les cibles radar et dans les ballons en Néoprène (autre que le nombre et la configuration) entre les ballons du projet Mogul et ceux des ballons météo. En outre, il semble qu'il y ait eut une réaction trop vive du Colonel Blanchard et du Major Marcel, en rapportant, à l'origine, qu'un "disque volant" avait été récupéré quand, à cette époque, personne ne savait la définition exact de ce terme puisqu'il n'était utilisé que depuis quelques semaines.

Pareillement, il n'y a aucune indication, dans les dossiers officiels de cette période, qu'il y avait une augmentation de l'activité militaire opérationnelle ou de sécurité, ce qui aurait été généré si c'était, comme on le prétend, la première opportunité de récupérer des matériaux et/ou des êtres d'un autre monde. L'Armée Américaine d'après guerre (même celle d'aujourd'hui d'ailleurs) n'avait pas la capacité pour identifier rapidement, récupérer, coordonner, cacher, et minimiser intérêt public pour un tel événement. L'affirmation qu'ils ont fait cela sans même laisser un petit bout de paperasse suspect pendant 47 années n'est pas crédible.

Il faut noter ici qu'il n'y a pas, dans ce rapport, d'information sur la récupération de soi-disant "corps extraterrestres." C'est pour plusieurs raisons: Premièrement, les débris récupérés proviennent d'un ballon du projet Mogul. Il n'y avait aucun passagers "extraterrestres" abord. Deuxièmement, les groupes pro-OVNIS qui épousent ces théories n'arrivent pas à s'entendre entre-eux sur le comment, le où et le combien de corps ont été récupérés. En outre, certaines de ces revendications ont été clairement démontrées être des canulars, et cela, par d'autres chercheurs pro-OVNIS. Troisièmement, quand de telles revendications sont faites, ils sont souvent attribués à des gens utilisant des pseudonymes ou qui ne veulent pas être identifiés publiquement, apparemment pour ne pas être la cible de malheurs (malgré que personne n'a démontré qu'il y a eut des morts, des disparus ou qu'ils aient souffert aux mains du gouvernement pendant les dernières 47 années). Quatrièmement, plusieurs de ceux qui font les plus grandes déclarations vivent de l'Incident de Roswell. Le fait d'avoir un intérêt mercantile sur un sujet n'apporte pas automatiquement le soupçon, il soulève tout de même des questions intéressantes sur l'authenticité. Ces personnes devraient être encouragées à présenter leurs évidences (pas des spéculations) directement au gouvernement et fournir toute les informations et les détails pertinents pour soutenir leurs revendications, s'ils veulent honnêtement avoir des réponses. Dernièrement, les personnes qui se sont avancées et qui ont fourni leurs noms et fait des témoignages, peuvent avoir, en toute bonne foi, dans le "brouillard du temps," mal interprétés un événements passés. L'examen des dossiers de l'Armée de l'Air n'a pas permit de déniché, même un morceau d'indice qui indiquerait que l'Armée de l'Air a été impliqué dans une opération pour récupérer un corps "extraterrestre" ou qu'un cover-up est toujours en place.

Tout au cours de cet effort, l'Armée de l'Air est resté en étroit contact avec le GAO et a répondu à leurs diverses questions et requêtes. Ce rapport est généré comme une réponse officielle au GAO, et pour documenter l'effort considérable consacré par l'Armée de l'Air dans ce dossier. Nous anticipons qu'ils demanderont une copie de ce rapport pour les aider à formuler le rapport formel de leurs efforts. Il est recommandé que ce document soit considéré comme le rapport final de l'Armée de l'Air lié à l'affaire de Roswell, pour le GAO, ou tout autre investigations.

RICHARD L. WEAVER
DlRECTEUR DE LA SUPERVISION DE LA SECURITE ET DES PROGRAMMES SPECIAUX

Annexes

  • 1. WASHINGTON POST Article, "GAO Turns to Alien Turf in New Probe," 14 Janvier 1994
  • 2. GAO Memo, 15 Février 1994
  • 3. DoD/IG Memo, 23 Février 1994
  • 4. SAF/FM Memo, 24 Février 1994, w/Indorsement
  • 5. SAF/AA Memo, 1 Mars 1994, w/ Mars 16, 1994 Addendum
  • 6. AF/IN Memo, 14 Mars 1994
  • 7. AF/SE Memo, 14 Mars 1994
  • 8. SAF/AQL Memo, 22 Mars 1994
  • 9. AF/XOWP Memo, 9 Mars 1994
  • 10. SAF/AAI Memo, 10 Mars 1994
  • 11. AFHRA/CC Memo, 8 Mars 1994
  • 12. AFOSI/HO Memo, 11 Mai 1994
  • 13. Liste des lieux et dossiers explorés
  • 14. HQ AAF "Issuance of Orders," 5 Juin 1947
  • 15. Copie de l'agenda de Vandenberg, 7-9 Juillet 1947
  • 16. 9 Juillet 1947, Photos de ballon accidenté, FT WORTH STAR TELEGRAM
  • 17. Signed Sworn Statement of Cavitt, 24 Mai 1994
  • 18. Transcript of Cavitt Interview, 24 Mai 1994
  • 19. Lettre, 8 Juillet 1946, Project Mogul
  • 20. Signed Sworn Statement of Spilhaus, 3 Juin 1994
  • 21. Signed Sworn Statement of Moore, 8 Juin 1994
  • 22. Signed Sworn Statement of Trakowski, 29 Juin 1994
  • 23. Transcript of Interview with Moore, 8 Juin 1994
  • 24. Transcript of Interview with Trakowski, 29 Juin 1994
  • 25. Illustration des "trains de ballon" du Projet Mogul
  • 26. Deux photos de "trains de ballons" du Projet Mogul
  • 27. Log Summary, NYU Constant Level Balloon Flights
  • 28. Liste des Musées contactés
  • 29. Copie d'une éprreuve de "Pilot Balloon Target, ML-307C/AP Assembly"
  • 30. Déclaration signée sous sernent de Newton, 21 Juillet 1994
  • 31. Photos d'un ML-307C/AP Device, avec ballon d'époque en néoprène et débris
  • 32. Synopsis of Balloon Research Findings par le 1er Lt. James McAndrew
  • 33. "Mensuration Working Paper," avec dessins et photo

SOURCE DE CE DOCUMENT:

  • "Rapport de Recherche de l'Armée de l'Air au Sujet de l'Incident de Roswell", Richard L. Weaver, Département de l'Armée de l'Air des Etats-Unis d'Amérique, Juillet 1994.

Note: ce rapport était à l'origine disponible sur www.af.mil/lib/roswell mais le site www.af.mil ne répond plus suite aux restrictions d'accès dues aux événements du 11 Septembre.

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